Retour sur les lieux de son crime à Michel M. 1/3

201512_Michel_M_&_cie_au_cafeAvec le retour en France du fils prodigue Arthur A. (pour quatre journées), c’est à une extraordinaire débauche d’affects spéciaux auxquels se sont adonnés ces trois-ci.

Ainsi de sa génitrice (et, depuis cinq années révolues désormais, brune mie de l’auteur), qui avait tenu à ce que cet ultime passage de son rejeton en cette finissante année 2015 en France (autrefois terre d’asile de tout être en rupture de contrées « anti-démocratiques », mais devenue, depuis, paillasson pour les mêmes, et cela suite à l’activité de différents « présidents » et autres « dirigeants » nommés ministres (une pléthore de taupes en vérité), tous issus du messianisme états-unien (médiocre verso du mouvement des lumières européen, au demeurant)), se déroule (l’ultime passage de son fils Arthur A. en France*) sous les meilleurs auspices.

C’est donc avec l’aval de son homme (et c’est à cela que l’on reconnait la quintessence d’une relation couplesque) qu’elle réserva trois places pour l’un des spectacles encore accessibles en Paris intra muros malgré l’« état de guerre » dans lequel se trouve le pays qui, lui-même, implique un « État d’urgence » avec sécurisation optimum à la clef. À ce propos, Michel M. (et tous les parisiens au minimum) se sent sans coup férir vachement bien protégé par ceux-là mêmes qui ont armé les terroristes, youpi !

Mais avant de préciser au lecteur la façon avec laquelle Elena A. a honoré la présence de son rejeton en France, Michel M. va faire connaître au monde universel dans son ensemble tout entier en général, la manière dont il a lui-même accueilli Arthur A.

201512_Michel_M_au_restau« Il faut arrêter de croire les médias institutionnalisés, puisque financés par l’État, sous peine de n’être qu’un (servile) Charlie* », et patati et patata. Le problème, c’est qu’avec ou sans pinard, Michel M. peut partir en vrille de la sorte, dès qu’il s’agit des « affaires du monde »…

En effet, disposant à toute proximité de son bureau d’un restaurant réputé parmi l’un des meilleurs du cosmos, tout du moins dans son rapport qualité/prix, il n’hésita pas une seconde (témoignage de sa remarquable générosité, en l’occurrence) d’y réserver une table pour sa brune mie, le fils d’icelle et lui-même.

Et cest ainsi que, consécutivement au déjeuner absolument inouï quant aux mets proposés, et dont les intitulés sont aussi poétiques qu’est exquise leur délicatesse…

201512_Michel_M_au_restau2… à l’image de ce que laisse suggérer cette superbe animation donnant à voir (en couleur, ce gilet est tellement beau!) un Michel M. qui arbore un air pour le moins complice (ce gars-ci ne laisse jamais rien au hasard, quand bien même** icelui (Michel M., pas le hasard, ah ! ah ! ah !) puisse-t-il se laisser aller à quelque débordement violemment réactionniste, comme évoqué plus haut)),

201512_Arthur_A_au_restauArthur A., heureux convive (et invité), prêt pour siroter un rhum vieux JM.

les deux invités prirent (provisoirement) congé de Michel M., icelui ayant à honorer de sa présence les heures de présence imparties à sa (dure) journée de labeur.

C’est aux alentours des vingt-et-une heures que tous trois se retrouvent devant le théâtre La Bruyère, lieu dans lequel se produisent les trois esthètes de « Chanson plus biofluorée »

AFFICHE 25 B_LA BRUYERE… car c’est bel et bien la soirée spectaculaire à laquelle Elena A. convie deux de ses hommes*** (après accord circonspect de Michel M., qui a décliné d’autres propositions énumérées par sa brune et dont il taira les noms par décence : il ajoutera simplement que c’était parfois du lourd, du très lourd même…) en ce jeudi 10 décembre.

Hé bien, que les lecteurs apprennent que la michèlémienne circonspection se dissoudra très rapidement à peine la scène illuminée. Car ces trois bonshommes (plus très jeunes au demeurant : 25 ans de scène ça use, mine de rien) ont su éviter ce que Michel M. exècre, à savoir certaines facilités propres aux artistes de ce XXIème siècle ô combien auto-censeur, qui se vautrent dans un puant surjeux, dans de la pose style-genre « vu à la téloche », ou encore blagues à zéro euros vingts centimes et ultra balisées par moult gestes qui sont là pour bien faire comprendre que « c’est de l’humour, les gars » (à l’instar des « Oups ! » et autres index-majeur croisés bien en évidence, etc., qui tuent l’humour aussi certainement qu’un mercenaire rémunéré par la CIA mitraillant les parisiens, un soir de novembre 2015), des fois qu’on puisse leur coller un procès au cul pour crime de lèse correction ! Parmi les amuseurs qui n’ont pas respecté cette règle de l’absolue correctionnisme, Michel M. citera bien évidemment M. M’Bala M’Bala Dieudonné, mais aussi un certain Patrick Timsit, disparu quelques temps des médias, histoire de (re)faire allégeance à sa manière…

Sans superfétatoire commentaire, indubitablement.

Bref : « Chanson + biofluorée » est un spectacle à recommander aux Français, dotés d’une certaine culture « gauloise », toutefois, puisqu’il y est fait allusion à des chansons d’un répertoire que les moins de… 20, 30, 40 ans (?) ne peuvent a priori pas connaître. De plus, et Arthur A. en aura été le témoin, les références qui cisèlent le propos entendu là sont chantées avec une telle rapidité d’exécution qu’il faut, pour un étranger, une sacrée connaissance de la langue française pour ne serait-ce que capter les jeux de mots balancés là par ces trois comiques professionnels !

Car ces gars-là ont pris pour habitude de détourner les chansons du répertoire franchouillard, ceci afin de servir au mieux leur spectacle. Michel M., qui est d’un genre éminemment coincé, tout du moins en ce qui concerne la variétoche de son pays, a reçu 5/5 le spectacle ici offert : sans dec’, c’est d’un exquis raffinement (bien que l’on baigne tout de même, mais parfois seulement, dans un esprit très cabaret, façon parigot…).

Détournement certes, mais le final sera de toute beauté : reprendre « La Javanaise » du génial Serge G. (unique chanson de la représentation respectée dans son intégrité pour le coup), dans une telle osmose avec le public c’est du grand art : chapô, les artistes !

201512_Michel_M_&_cie_au_cafe2Aussi, histoire de ne pas jurer avec ce qui précéda, la soirée de ces trois spectateurs se conclura par un double pot (avec, par exemple, deux Irish Coffee pour l’auteur : à circonstance exceptionnelle, boisson sophistiquée pardi !), en attendant le départ du lendemain pour…

Et c’est à suivre, bien sûr et youpi !

* Comme l’auteur l’a déjà souligné à l’attention des lecteurs les moins pourvus d’un ciboulot digne de l’appellation (donc assurément mus par le charlisme le plus obscurantiste), dans le cadre d’une lecture « simplifiée » de ses élucubrations, il suffit dans un premier temps d’éviter les textes mis entre parenthèses. Puis, si la lecture leur a semblé roborative, ces mêmes visiteurs peuvent tenter une lecture in extenso des billets michèlémiens. Seulement, qu’iceux prennent bien garde au possible déraillement…

** Ne rien laisser au hasard ne signifie pas « péter plus haut que son anu(s) », mais avoir anticipé les conséquences de ses actes pour ne pas avoir en subir les conséquences, malgré soi.

*** Le troisième n’étant autre que son géniteur, Oleg don Alaferdon, préfaceur du tome huitième de « Michel M., une existentielle vie ».

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