Un hiver hollandais

201512_Coccinelle_d'hiverCliché pris par Elena A. ce jour, le mardi 22 décembre 2015. Aux meilleures heures de la journée, la température avoisine les 13 degrés centigrades. Elle peut sans conteste monter à bien plus pour peu que l’on soit à l’abri du vent et sous le soleil. Avec un vent de Sud durable depuis plusieurs semaines, selon les observations michélèmiennes qui, comme tout assidu lecteur le sait depuis belle lurette, est un météorologue rentré pour cause d’incompatibilité de « caractère », la douceur aura été de mise depuis le début de l’automne.

Incompatibilité, entre les matières qu’il lui fallait étudier pour en être un patenté (de météorologiste) et qui sont les maths, la physique et la chimie (quel cauchemar !), et son ciboulot qui l’a toujours conduit vers le monde littéraire, porté par sa logorrhée. La dichotomie entre ses aspirations et ses possibilités a toutefois cessé depuis une petite dizaine d’années. Reste que depuis ses 7 ans, Michel M. n’a eu de cesse de mater le ciel afin de prévoir le temps, jusqu’à en pourrir un peu la vie de ses mère et sœurs avec ses indications, puis contre indications, elles-même battues en brèche par de nouvelles indications, style-genre : « C’est sûr, il va pleuvoir », « Ah ! Bin non, minçalors, le nuage est parti ailleurs », « Ayè, l’orage arrive, ouêêê… », etc, le tout en quelques heures, et pendant que le gynécée avait d’autres chattes à fouetter !

Malgré ce rédhibitoire handicap et cheminement existentiel aidant, il comprit assez rapidement qu’il n’avait pas besoin d’être météorologue diplômé pour se faire plaisir en jouant les prévisionnistes de bas-art. De bas-art, certes, mais pas trop par rapport aux spécialistes de la téloches*, pour sûr (Ah ! Ah ! Ah ! Les pros du temps qu’il va faire !). Mais, en ce qui concerne son environnement, depuis toutes ses années d’observation (près de quarante ans tout de même !), il a indubitablement acquis une « base de données » à même de lui permettre de conseiller à sa brune mie de prendre son vélo (ou pas) pour aller bosser (c’est un exemple, hein, car il n’y a pas qu’elle dans sa vie, tout de même, ho !).

D’un autre côté, la météorologie étant un impondérable sur lequel l’être lambda n’a aucune prise (car il n’y a que les gouvernants de ce monde, parait-il, qui ont ce pouvoir de faire changer les choses, afin que ça ne se mette pas à trop déconner, là-haut. Enfin, si tant est que l’on adhère à la doxa actuelle selon laquelle ce climat déconnant serait le fait d’un réchauffement dû à l’humanité (et rien qu’à elle, gare à la sédition en l’occurrence !)), perdre son temps à cela est un luxe que seul les oisifs, les nantis, les fonctionnaires (Quelle bande de feignants !) enfin bref, ceux qui n’ont pas la tête dans le guidon parce qu’ils ont faim…
Heu, mais qu’est-ce qu’il raconte là, le Michel M. ? Mais nan idiot, ils ont la tête dans le guidon parce qu’ils ont (volontairement) été, et le sont plus que jamais, écrasés par les sombres prévisions déversées, avant-pendant-après LA Cop21 (il n’y a pas eu seule une chaine de téloche que Michel M. ait survolée qui n’ait pas diffusée des émissions alarmistes, estampillées « Réchauffement climatique » en rouge clignotant, au moment de LA Cop21 ; à noter que ça a relégué le shoaïsme ambiant durant deux ou trois semaines, mais gageons qu’icelui a illico repris ses droits) à longueur de médias qui prennent bien soin, éhontée propagande oblige, de grossir jusqu’au ridicule le trait (écouter la conférence pointée ci-dessus est roboratif à souhait).

En outre, et c’est bien le pire dans cette époque, c’est que l’ « information » ainsi « mondialisée » est devenu un incessant brouhaha, qui finit par rendre sourd, muet et aveugle ceux qui s’y abreuvent. Enfin, ils entendent aussi clairement les commentaires qu’ils voient parfaitement les images attenantes, le tout étant asséné avec une redoutable régularité par ces sources de mort cérébrale que sont ces médias. Mais c’est comme une litanie : à la longue, ça devient un bruit de fond, et plus rien n’est si grave, au fond… Seule l’émotion de l’instant comptant.

Il en est très probablement ainsi de cette satanée grande messe écologiquement correcte de COP21 : avant et pendant, c’était jusqu’à plus soif. Mais, une fois l’évènement passé, de quoi vont bien pouvoir se souvenir ces pauvres gens très concernés par ce ciel qui pourrait leur tomber sur la tête ?
Bah, c’est comme pour les attentats du 13 novembre : ils n’en garderont que de l’émotion, rien que de l’émotion. Aucune réflexion individuelle, face à cette avalanche de sensiblerie imposée par un gouvernement au travers de ses extensions médiatiques. Aucune analyse ou tentative de chercher s’il n’existe pas un autre discours, une version alternative sur ce sujet du climat (ni sur celui des attentats par exemple mais, en ce domaine, les ministres et leur président veillent, et c’est donc l’état d’urgence prévaut : il serait même bon qu’il s’éternise pour, in fine, en finir avec des élections qui n’intéressent d’ailleurs même plus la moitié des Français, c’est dire !).

Alors oui, qu’est-ce qui reste dans la tête des moutons, après avoir été sevrés de cette mélasse obligatoire des mauvaises nouvelles climatiques : la signature d’un accord claironné comme étant « Historique » (enfin, pas (éventuellement) signé avant le mois d’avril 2016) qui ne changera surtout pas le mode de vie de tout à chacun… Car, justement, la vie continue, et comme la pluie suit le beau temps, le chaud précède le froid, etc.

C’est ainsi qu’en ce 22 décembre 2015, une coccinelle est venue se poser sur le bras d’Elena A. alors qu’elle se penchait d’une fenêtre de son bureau. Et c’est ainsi, aussi, que cet hiver durablement doux met de l’eau au moulin de la théorie d’un réchauffement de l’ectoplasmique président François H., probablement l’un des pires chefs de gouvernement de la période post-seconde guerre mondiale que le pays ait connu, selon l’avis de l’auteur bien entendu, ou tout du moins depuis qu’il a compris ce que devait être le rôle de président d’un pays, car il semble toutefois que, du côté de la population et cela, grâce aux attentats…

201512_Popularité_FHheu grâce à sa gouvernance, pardon, la moitié de la population soit contente de son boulot (atterrant, non ? Enfin, il faut voir quelle est la source, tout de même, Ah ! Ah  Ah !).

Et puis quoi ?

BoNjOuR ChEz VoUs !

* À leur décharge, ils n’ont que trois minutes pour expliquer la météo d’un pays quand Michel M. n’a qu’un bout de sa région comme territoire. En revanche, sur les sites de prévisions, icelles sont toujours incroyablement mauvaises.

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