Dernier coup de théâtre michèlémien de l’année 2015

201601_Saint-SylvestreAlors que rien ne laissait présager un quelconque évènement perturbateur pour cette soirée, puisque l’un et l’autre avaient souhaités un 31 décembre sans effusion particulière, l’ami Vassia a convié Elena A. et son homme à venir en province participer au repas de noces de son ami Vladimir G. (le genre d’impromptu que l’auteur imagine mal se produire du côté de ses congénères, lors d’un mariage à la française), qui épousait le jour même Elena (sur les quatre femmes originaires de l’ex URSS, elles étaient trois ce soir-là à se prénommer ainsi, mais ce prénom a perdu de sa popularité depuis quelques décennies, à l’instar de Michel en France par exemple).

Après une longue route, c’est l’arrivée. La suite de cette très sympathique soirée est narrée en images et films (de quoi reposer leur ciboulot aux ex festifs !).

L’anecdote
Le personnage au crâne rasé de la photo ci-dessus, qui a pour prénom Dmitri, est le premier véritable mauvais garçon (« Bad Guy » en étranger) russe qu’il a été donné de rencontrer à Michel M. Mais alors attention, hein, il s’agit vraiment du gars qui donne l’impression tenace qu’il zigouillera sans aucun souci son prochain, pour peu qu’icelui lui ait été présenté comme cible à descendre, ou bien tout simplement parce qu’il l’empêche d’arriver à ses fins.
Son discours est parsemé de « Bliat' » (« Putain » en français, « Fuck » en étranger) et, alors qu’il avait enfilé, lors du trajet, le poing américain qu’Elena A. a en sa possession, il lui confirma que l’objet était de très bonne qualité. Au poing même (Ah ! Ah ! Ah !) qu’il affirma qu’il pouvait étaler 10 mecs à mains nues en temps normal, mais que grâce à cet arme, c’est 20 gars qu’il mettrait au tapis ! Bon, il était certes un tantinet bourré depuis le début de l’après-midi (il passera d’ailleurs une bonne partie de la soirée allongé sur le canapé du salon, ivre mort, comme en témoigne le diaporama ci-dessous), mais pour l’avoir senti le pousser lors de l’escalade du portail et après lui avoir touché le bras, Michel M. a bien senti que même son senseï Alain C., malgré ses trente années de Shotokai, aurait sans doute du mal à se défaire d’un tel adversaire, nom d’un Mawachi guéri ! Ce voyou savait visiblement de quoi il causait, par la Sainte Mule de Celui qui n’existe pas !

En tout cas, cette soirée fut en tout point plaisante, Vova G. étant parvenu à associer le raffinement français de la table avec le tempérament éminemment sociable russe, une symbiose réussie qui rend tellement médiocre les mauvaises façons françaises faites au peuple russe depuis si longtemps… Mais fi de ces billevesées, place aux images.

Le diaporama

Le film

Tout cela fit que les cinq parisiens furent de retour sur la capitale qu’à l’aube, avec un contrôle d’alcoolémie à la clef sur la route (ni Elena A. ni Michel M. n’en avait été témoins / victimes depuis belle lurette !). Mais comme Vassili s’appelle toujours Sam depuis qu’il est passé entre les mains guérisseuses du docteur HIlash M., qui l’a définitivement guéri de son travers (depuis plus de cinq années, Vassili n’a plus bu UNE SEULE goutte d’alcool, preuve du séreux du travail effectué alors !), le résultat fut négatif, malgré trois expirations exigées par le gendarme, un brave type qui devait sans doute être très déçu de ne pas pouvoir sévir contre cette bande de sales russkoffs de malheur, nom d’un russophobe !

201601_Saint-SylvestreQuand il y pense, Michel M. se dit qu’il avait été bien sot d’obtempérer à la demande de Dima de grimper là-dessus : outre le risque de se faire tirer dessus par le propriétaire (un triste faits divers pour une Saint-Sylvestre, n’est-il point ?)201601_Saint-Sylvestre_Portail… il pouvait tout aussi bien s’éventrer sur la grille, saperlipopette de fin de vie à la noix ! Quel mauvais exemple pour les enfants qui sont susceptibles de tomber sur ce billet, l’auteur en a froid dans le dos !

À bientôt là-dedans !

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Réinfo – De quoi bien commencer l’année, pardi !

Le capitalisme dans ses œuvres

2015-12-23_11h07_45Par Paul Craig Roberts – Le 28 Novembre 2015
Source PaulCraigRoberts

Zero Hedge rapporte une histoire tirée de «La Grèce, cause toujours» qui est d’abord parue dans le Times.

D’après cette histoire, le niveau de vie en régression imposé au peuple grec par la chancelière allemande Merkel et les banques européennes a poussé un grand nombre de jeunes femmes grecques dans la prostitution. La forte augmentation du nombre de femmes offrant des services sexuels a fait tomber le prix à 4 euros de l’heure. Cela fait 4.24 $, assez pour un feuilleté à la feta ou un sandwich. C’est la valeur que l’austérité, imposée par les banquiers, a posée sur l’utilisation du corps d’une femme pendant une heure. Le prix d’une demi-heure est de 2.12 $. Elles n’obtiennent même pas le salaire minimum.

Quand on lit une histoire comme celle-ci, on croit que c’est une parodie ou une caricature. Bien que le Times de Londres soit un journal ancien, ce n’est pas encore le genre de journal qui peut être acheté aux caisses des magasins d’alimentation.

L’histoire tire sa crédibilité des sites web aux États-Unis sur lesquels les étudiantes dans les Universités font la publicité de leur disponibilité comme maîtresses pour les hommes qui ont les moyens financiers de les aider dans leurs dépenses. D’après divers bulletins d’information, maîtresse semble être l’occupation principale des étudiantes dans les universités à coût élevé comme à la New York University.

Les filles de la NYU sont mieux loties que les Grecques. La relation de maîtresse est monogame et peut être durable et tendre. Les prudes se font une montagne de la disparité d’âge, mais cette disparité est une caractéristique de longue date dans les mariages des classes supérieures.

Les prostituées ont un grand nombre de partenaires, chacun pouvant avoir une maladie, et elles ne reçoivent rien en retour si ce n’est du cash. En Grèce, si ce qui est dit est correct, le tarif est tellement bas que l’argent ne leur dure même pas jusqu’à l’après-midi.

C’est le capitalisme à l’œuvre. Aux États-Unis, la souffrance vient du fait de l’augmentation des frais de scolarité, avec 75 % du budget de l’Université passant dans l’administration de l’établissement plutôt que dans la faculté elle-même ou dans l’aide aux étudiants, mais aussi du manque de travail offert aux diplômés, suffisamment rémunéré pour rembourser les prêts des étudiants. De nos jours, votre serveur au restaurant peut être un adjoint ou un professeur à temps partiel qui espère obtenir un travail à temps plein en tant qu’acteur. Comme maîtresses, les filles de la NYU auront plus de succès.

En Grèce la privation est imposée de l’extérieur du pays par l’Union européenne, que la Grèce a bêtement rejointe, faisant cadeau de sa souveraineté en échange de l’austérité. Les banksters et leurs agents dans les gouvernements européens et allemand prétendent que le peuple grec a profité de prêts et, donc, est responsable du remboursement de ces prêts. Mais les prêts n’ont pas été faits au peuple grec. Les prêts ont été faits pour corrompre le gouvernement grec qui a été payé en dessous de table versés par les prêteurs pour accepter ces prêts, et les recettes étaient souvent utilisées pour des achats dans le pays d’où le prêt était fait. Par exemple, le gouvernement grec a reçu des dessous de table pour emprunter de l’argent aux Allemands ou aux autres banques étrangères pour acheter des sous-marins allemands. C’est par ce type de corruption que la dette grecque a grossi.

L’histoire racontée par les médias financiers et les économistes néolibéraux complices des banksters est que le peuple grec a emprunté à la légère l’argent et l’a dépensé en bien-être social pour eux qui, ayant joui des fruits des prêts. ne veulent pas les rembourser. Cette histoire est un mensonge. Mais le mensonge sert à s’assurer que le peuple grec sera pillé tout en faisant apparaître sous un bon jour les propres erreurs des banques qui ont trop prêté. Les banques ont obtenu les intérêts des prêts ainsi que les pots de vin des fournisseurs des sous-marins. (J’utilise les fournisseurs de sous-marins comme un terme générique pour la gamme de marchandises extérieures et de services pour lesquels les prêts ont été dépensés).

En Grèce, les prêts sont payés par l’argent économisé en réduisant les retraites, l’enseignement et les services sociaux, l’emploi public, et par l’argent levé par la liquidation d’actifs publics comme des ports, des réseaux d’eau municipaux et des îles protégées. Les réductions dans les retraites, l’enseignement, les services sociaux et l’emploi drainent l’argent de l’économie et la vente d’actifs publics draine l’argent du budget du gouvernement. Michael Hudson raconte brillamment cette histoire dans son nouveau livre : Killing the host [En tuant l’hôte, NdT].

Le résultat est une souffrance croissante et le résultat de cette souffrance est que des jeunes femmes grecques doivent vendre leur corps.

Tout juste comme l’avaient dit Marx, Engels et Lénine.

On penserait que partout les gens en seraient outragés. Mais pour la plupart de ceux qui ont fait des commentaires sur ZeroHedge, ce n’est qu’une occasion de faire des blagues grossières («Réfléchissez, le Viagra coûte 4 fois plus qu’une chatte»; «C’est assurément mieux que de rencontrer une fille et de l’inviter à dîner»). Ceux qui représentent les valeurs occidentales tant vantées ne voient rien d’outrancier là-dedans.

Le pourcentage des Russes pro-occidentaux qui se tournent vers l’Ouest en quête d’un leadership doit rapidement approcher de zéro.

Qu’est-ce qui est le plus important ? La dignité des femmes ou un milliard de dollars de plus pour les banquiers ?

La civilisation occidentale a donné sa réponse : un milliard de dollars de plus pour les banquiers.

Paul Craig Roberts

Article original paru dans Zero Hedge

Traduit par Poolan Devi, édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

 

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