Bascule et terrassement, bis, mais pas que

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L’installation de la nouvelle terrasse du Café du Musée file bon train. Hélas, elle est désormais cachée par une barricade en aggloméré de bonne hauteur, en lieu et place de la grille ci-dessus (normal, puisqu’il n’y a pas encore de terrasse sur le cliché, Ah ! Ah ! Ah !), sans doute posée là afin d’empêcher quelques crétins de venir déposer une bombinette sur le chantier et faire péter tout le quartier, pardi !

Quelques infos glanées de-ci, de-là.
La raison pour laquelle le patron du bouge s’est lancé là-dedans, c’est que la mairie de Paris a exigé que la superficie de ladite terrasse soit revue à la baisse. Mich Elm (nouvelle identité de l’auteur sur le net depuis qu’il fréquente assidument les sites Sputnik et Russia Today, au détriment du présent et moribond blog) ne sait pas si c’est là l’unique raison de ces travaux, mais ce n’est en tout cas pas la première fois que la mairie de Paris impose de tels changements de règles.
Il y a deux hivers, c’était les lampes à chaleur en extérieur, idéales pour permettre aux clopeurs de rester dehors à se geler les miches (mais pas la tête) et fumer leurs sèches, qui devenaient hors-la-loi, cela pour d’obscures raisons écologiques (avec ces maires dits de « gauche », la çonnerie ordinaire se porte décidément très bien, par chez nous !).

En tout cas, rendez-vous est pris pour le lundi 4 avril 2016, date annoncée par Bruno (le gérant du Café du Musée, déjà vu sur le blog) pour la réouverture de l’estaminet : peut-êtr que, pour le coup, cela sera-t-il l’occasion d’une soirée « à l’ancienne », style-genre Sectis adorem rectum, ou bien même simplement michèlémienne…

Bascule automobilistique
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L’adieu à sa place de parking, à Michel M.

D’après un billet du mois d’août 2011 (donc publié sur le blog des SAR), cet emplacement a du être loué par l’auteur à compter du printemps / de l’été 201. Il venait de quitter sa maison d’Herblay bâtie sur quatre niveaux, dont un sous-sol total dans lequel il rangeait son automobile, la « SAR mobile » comme l’avait nommée son ex alter ego Marc V.

Un phénomène étrange s’était produit avec cet emplacement de parking parisien. Une odeur caractéristique a toujours régné dans ces bas-fonds. Odeur qui est devenue souvenir olfactif pour l’auteur, à tel point qu’il en avait fini par ressentir une nostalgie à chaque fois qu’il quittait l’endroit, cette signature odorante lui rappelait le chemin parcouru depuis cette fameuse page tournée que constitua son départ de la banlieue et, surtout, son installation dans Paris intra muros. C’était toutefois en période douce et / ou chaude que son odorat était particulièrement sollicité. Ironiquement, c’est à l’arrivée du printemps 2016 qu’il doit se séparer de cet emplacement à 120 Euros.

Mais c’est surtout cette idée selon laquelle il fallait trouver un emplacement pour sa bagnole qui reste intéressante. Elle indique, notamment, que Michel M. ne pouvait alors pas compter sur sa brune mie Elena A., qui était elle-même en pleine séparation de son futur ex mari d’alors, Taras B. Et qui, surtout, allait de foyer en foyer, puisque ayant fait appel aux services sociaux du fait de revenus largement insuffisants pour s’installer ailleurs.

Mais il aura malgré tout fallu que la personne auprès de laquelle il louait cette place de parking lui annonce qu’à compter du mois de mai il devait décaniller de là, pour que naisse en lui l’idée selon laquelle il n’avait pas besoin de dépenser autant d’argent pour une vieille bagnole de juillet 2003, alors qu’on a déjà bien mordu dans l’année 2016, saperlipopette de temps qui passe !

C’est donc en ce samedi matin du 26 mars 2016, soit plus d’un mois avant l’échéance annoncée par sa loueuse, que Michel M. s’est rendu dans ce parking pour l’ultime fois. Il ne va pas se la jouer abattu, démoralisé et prêt à en finir avec la vie et toussa, certes non. Mais, toutefois, chaque page qui se tourne dans toute existentielle vie est un moment à savourer. Et que ce soit avec crainte ou fatalisme, là n’est pas le plus important, car si la chose est obligatoire, rien ne sert de faire dans la pleurniche, l’autoflagellation voire la défenestration (bien que dans un second sous-sol, l’exercice soit pour le moins ardu), Michel M. laissant cela aux éternels plaignants de leur survie. Et cela, parce que…

…L’épicurisme bien sûr et toujours. Et cela jusqu’à la mort !

Enfin, de ce que l’auteur en a compris tout du moins et qui peut se résumer, suite aux différents « contacts » qu’il a eu avec cette ancestrale philosophie, à ce que l’idée d’un sentiment à venir soit plus utile à l’âme que le sentiment lui-même, icelui n’étant que la résultante d’un évènement qui nous entraîne d’un point à un autre, nous rendant dépendants d’éléments (a priori essentiellement matérialistes) sur lesquels nous n’avons pas prise et qui, de toute manière, n’ont guère d’importance parce qu’inévitables, et parce que notre esprit doit nous aider à nous en affranchir (des vicissitudes existentielles ainsi qu’essentiellement matérialistes). Le point important étant, toutefois, que selon les conceptions de l’auteur, il est aussi vain de placer l’esprit au-dessus de la vie matérielle que de croire que celle-ci puisse être seule maitresse de notre existence. Ce qu’il est possible de réduire à un « faire contre mauvaise fortune bon cœur » en y ôtant cependant le côté fataliste.

C’est dingue ce que quitter un emplacement de parking peut générer comme élucubrations (indubitablement non dénuées d’intérêt ceci étant et n’est-ce pas) en l’auteur… Et seuls trois ou quatre verres de rouquin sont à l’œuvre (au moment de cette partie du billet en cours), ce qui est dérisoire comparativement à la puissance intellectuelle mise en branle pour l’occasion. En tout cas, à compter de cette nuit de samedi à dimanche, la SAR mobile entame sa dernière vie, et de plein air celle-ci ainsi que presque à la campagne : de quoi pourrait-elle se plaindre, sacrebleu ?

Quid des TMF ?
Après un brillant trois cent visites par jour lors du mois de décembre 2015, dignement fêté alors par l’auteur, il était inévitable que la désaffection de michelm.fr se mette en place suite à l’annonce faite par Michel M. qu’à compter de ce tout début mois de janvier, c’était sur Facebook qu’il allait se répandre.

Effectivement, le blog en subit les conséquences, comme les deux relevés des mois de janvier et février en témoignent ci-dessous.

Stats201601&02Sans être vertigineuse, la chute est flagrante : janvier 2016 (248,94) est au niveau de septembre 2015 (248,57), quand février 2106 (232,38) se hisse au-dessus de mois août de l’année précédente (225,71) mais est inférieur au TMF du mois de janvier 2016 (242,23)…

201512_StatsPour rappel.
Ce graphique est tellement beau que Michel M. ne résiste surtout pas à le ré-afficher.

C’est la déroute du côté des bots : plus rien ne gigotant dans cet espace jusqu’alors hyper remuant, la désaffection était inévitable. Pas bien grave : il leur suffit simplement de changer de média et de lieu d’aisance sera toujours présent.

Que les assidus lecteurs se fassent une raison : le michèlémisme style-genre blog extime est définitivement caduque. Enfin, tant que Mich Elm évolue dans un univers serti d’amour puissamment hétérosexuel, s’entend (et il n’évoque pas là le réseau social (social mon c..). Corollaire : le futur n’existant pas, la moindre prétention à s’en prévaloir n’est que pure vue de l’esprit, donc du domaine de la politique. Domaine qui est, à ce jour, le seul dans lequel « ça » peut encore oser rouler à ce point les gens : le charlisme pourrait encore avoir de beaux jours devant lui, normalement…

En parallèle, que personne ne soit dupe : Michel M. est, quant à lui, devenu Mich Elm pour quelques temps encore, c’est indubitable (de la loi).

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