Existentielliste michèlémiste instant du côté de Fontenay (aux-Roses)

Le climat s’étant clairement orienté vers des températures ainsi qu’un ciel l’un et l’autre estivaux, Elena A. et Michel M. se firent violence en optant pour une promenade pédestre d’une durée leur permettant à la fois :
– de prendre du bon temps
– de ne pas trop les éloigner de leur activité extra professionnelle ce qui donne, en court, une heure sur pelouse ensoleillée suivie d’une collation sur tabouret, dont voici ci-dessous les tenants et aboutissants.

201605_Prémisses_estivales1Il y avait tellement de cacahuètes offertes (une dose fontenaisienne équivaut à un tiers de la parisienne style-genre Café du Musée de Paris VII ème) que tout deux quittèrent les lieux sans avoir fini l’obole… heu le bol offert, pardon.

Pour le coup, Michel M. se permit de filer au rat volant… heu au pigeon, pardon, moult cacahuètes grillées. Seulement, ne voulant pas faire de cette bestiole, déjà fortement amoindrie par sa condition de charognard, une espèce de saucisson volant (quand, dans un passé lourd, il avait laissé sa chienne Torpille devenir barrique…

201605_Prémisses_estivales2Torpille, dans sa force de l’âge (plus ou moins 90 balais).

… l’un des rares sentiment venus du passés et qui pourrait s’apparenter à un regret, mais de quoi en fait ? À Paris, Torpille se serait morfondue comme aucun autre canin du fait qu’aucun espace de loisir ne soit réservé aux animaux en ville, tellement la chasse à la merde-de-chien est devenue l’obsession du citadin), il prit soin de ne pas trop gaver le volatile.

En outre (histoire de s’appesantir sur les erreurs que des propriétaires d’animaux domestiques peuvent faire, par égoïsme mais jamais par amour), une chatte avait déjà été  » sacrifiée «  par la négligence de son maître…

201605_Prémisses_estivales2bTéquila, dans sa force de l’âge (plus ou moins 90 piges)

…qui préféra laisser crever la bête dans le sous-sol plutôt que d’abréger ses souffrances (celles de la chatte) par le biais d’un tueur… heu d’un vétérinaire *, pardon. Un mauvais souvenir digne de laisser dans l’âme de Michel M. une sale trace, telle une trainée d’huile laissée par un moteur trahi par le bouchon de sa vidange, quand la pluie a fini d’humidifier le sol sous la bagnole et que plus rien n’est caché de la pollution de chaque seconde accumulée en loucedé et jusqu’alors sans conséquence, parce que l’eau révèle puis efface tout…

Michel M. refourgua donc au pigeon-rat-volant pas mal de cacahuètes grillées, pendant que sa brune mie utilisait sa tablette…

201605_Prémisses_estivales2Et puis quoi ?

… sans avoir le moins du monde soupçonné le trouble jeu de son homme qui nourrissait sans en avoir l’air le pigeon du coin avec leurs cacahuètes.

Une heure sur pelouse plus deux heures sur tabouret, voilà la recette d’un existentielliste michèlémiste instant, comme aiment à les collectionner ces deux-là.

201605_Prémisses_estivales4Ultime jouissance terra-aquatique avant piquouze pour Ripley (plus ou mois 110 ans).

La vie n’existe pas sans la mort, et ce n’est pas en craignant la seconde qu’on va rendre meilleure la première.

Maintenant, chacun fait avec ses  » armes « .

* Ripley, elle au moins, aura été tuée dans les règles : une image à jamais incrustée dans leur esprit à Elena A. et Michel M. lorsque, la piqûre étant en cours, la tête de la bête s’affaissa, langue pendante…

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