En attendant cet avenir qui point ne se radine, voici un zeste d’art

Lors de la visite de l’exposition Viktor Mikhailov de Châtillon…

201605_Viktor_Mikhailov00… Elena A. et Michel M. se sont comme de bien entendu laissés aller à prendre quelques clichés des œuvres exposées, du lieux exposant et d’eux-mêmes.

Présentement, et sans que cela n’indique quelque égocentrisme que ce soit, l’auteur affiche ci-dessous l’un d’iceux (les clichés), toujours dans la veine artistique de la sortie que ces deux-là faisaient alors à la Maison des Arts de la ville de Châtillon. Un cliché qui, par le plus grand des hasards, salue le travail réalisé par un autre artiste (grâce à cette extraordinaire incrustation réalisée de main de maître par Michel M.). Certes, Gilbert T. est moins connu que le premier mais, en l’occurrence, il est bien plus proche de Michel M. que ne le sera jamais cet illustre Viktor M., pardi !

201605_Viktor_Mikhailov01Un Gilbert T. que l’auteur loge toujours dans son bureau, le temps que la retraite du premier finisse par l’imbiber totalement, au point qu’il s’effacera de la vie de Michel M. (avant de disparaitre tout court comme nous tous, AH ! AH ! AH !). À l’instar d’un AGM dont la présence a fini par se diluer dans le fil du temps et qui, lors de la dernière visite qu’il rendit à l’auteur, ne cessa de lui répéter à quel point il le remerciait « pour tout ce qu’il avait fait pour lui ». Ce qui ne laissa évidemment pas indifférent Michel M., qui entendit dans ces propos un adieu certes un tantinet solennel, mais qui signent probablement la dernière fois que l’un et l’autre se seront rencontrés.

Un Gilbert T., donc, qui croqua l’auteur en 2012 à partir d’un lot de portraits de lui-même que Michel M. lui avait fourni à ce dessein. Jusqu’à ce jour, Elena A. n’avait jamais trouvé ressemblant ce croquis représentant l’homme de sa vie. À sa décharge, son compagnon ne prend que très rarement cette pose, icelle signifiant qu’il est soit en plein réflexionisme michèlémien, soit qu’il s’ennuie profondément. Toujours est-il que grâce à ce cliché, la brune mie à vie de l’auteur se trouve confrontée à l’évidence : ce que Gilbert T. avait en effet souligné dans son crobard n’était autre que la faculté que possède Michel M. à s’enfoncer dans les méandres spirituels de sa si féconde pensée, cela au détriment de son entourage, puisque alors il devient inaccessible pour tous.

Pour le reste, l’exposition est à indubitablement à voir (elle est gratuite, pour commencer), surtout pour les personnes que l’esprit dadaïste ne répugne pas.

201605_Viktor_Mikhailov02 201605_Viktor_Mikhailov03201605_Viktor_Mikhailov04201605_Viktor_Mikhailov05Ça fait envie, n’est-ce pas ? En outre, en sachant que les tarifs s’échelonnent de 200 à 2400 €, les moins sans-dents parmi les putatifs lecteurs du blog peuvent se faire un cadeau très original (ainsi qu’à Michel M. éventuellement, dont l’anniversaire se fête le 7 juin).

201605_Viktor_Mikhailov6À bientôt la compagnie !

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