Russie : Michel M. le retour, prémices

201607_Russie02 » Demain «  samedi, en compagnie de Tatiana L., la troupe ainsi constituée va visiter la ville de Serguiev Possad (qui fait partie de l’Anneau d’or, tout de même !).

Avant cela, il y eût ceci.

201607_Russie00Ça ne rigole pas par-ici.

La suite ? À compter de dimanche, c’est le départ pour l’aventure : 1500 km en bagnoles du Nord au Sud (Moscou – Yalta), sans étapes prédéfinies contrairement à ce qu’avait organisé Elena A. lors du périple étasunien de septembre 2015.

À souligner : il n’y a aucune garantie qu’un réseau de télécommunication soit disponible en Crimée, ou bien même sur la route qui y mène…

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201607_Russie05bSorties de sauna.

À suivre sur la page Facebook « Mich Elm » (pour les « amis », les autres attendront le retour en France pour une narration finale) en attendant la totale qui pourrait être présentée sous la forme d’un film/diapo de quelques heures (au train où vont les choses).

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Dernière visite (gratuite) avant le départ pour la Russie (en attendant les photos d’Elena A.)

L’endroit, Le Bar éphémère, est sis au n°26 de la rue Ordener à Paris XVIIIème. L’entré est libre. Cet ancien entrepôt de la Société nationale des chemins de fer français (SCNF) est devenu un lieu de vie style-genre communauté baba cool et toussa : le Bio et ce genre de préoccupation citadine y sont présents (une crêperie du même nom y est même installée), ainsi que quelques poules, un potager et des boutiques un tantinet anachroniques (un tatoueur y officie notamment) par rapport au lieu et à l’exposition principale.

201607_Cité_du_train01L’accueil.

201607_Cité_du_train02Juste avant d’entrer dans le premier hangar…

201607_Cité_du_train03Et c’est parti pour la visite.

201607_Cité_du_train04Les Russes au complet : les grand-parents et le fils sont là qui entourent Elena A. dont l’élégance
et la féminité ne cessent de grandir au fur et à mesure de son avancée dans la maturité.

201607_Cité_du_train05Il est dommage que certain matériel ne soit visible que de loin car, pour le coup, la visite purement chemin de fer est assez courte. En outre, il est impossible de monter dans les cabines des motrices, contrairement au musée du même genre que la ravissante et brune mie de l’auteur avait visité en Russie dans son enfance.
Une espèce de poulailler / atelier (dans lequel vaquent quelques poules Nègres-soie) donne à l’endroit un petit cachet campagnard, un succédané qui est aussi rappelé par un potager de plein air dans lequel les plantes poussent entre quelques rails et traverses…

Séquence filmophoto
L’appareil photo numérique d’Elena A. propose cette petite fantaisie sans qu’elle n’ait un seul effort à faire : l’informatique embarquée enregistre automatiquement quelques secondes avant que la photographie ne soit prise. C’est vite pénible en réalité, car les clichés ne peuvent pas être tous dignes d’intérêt : ceci implique donc un montage, sauf lorsque le sujet est suffisamment anodin pour que l’on n’ait pas à se lancer dans un boulot qui prend toujours énormément de temps. Aussi, et à défaut d’avoir en main les prises de vue ici liées toutes entre elles, Michel M. expose sans façon ce court-métrage éminemment familial. Désolé pour les étrangers qui ne connaissent pas ces personnes, mais ces étrangers-ci ont du constater (enfin, pour ceux qui sont faits de chair, d’os et de sang et qui sont passés par ici plus d’une fois) que depuis trois ou quatre ans, ce blog est devenu largement autocentré sur un couple quand, auparavant, Michel M. faisait plus dans la chronique quotidienne du célibataire parisien.

C’est aussi cela, le sens de la vie.

201607_Cité_du_train06Poursuite de la visite.
Le coin des esthètes qui ont su garder une âme d’enfant : des modèles réduits de wagons et motrices sont entreposés là en pagaille attendant peut-être un acheteur, bien qu’aucun prix ne soit affiché.
Mais en ce qui concerne l’auteur, ces copies réduites sont bien trop grosses (1/32ème a priori). Dans son enfance, il jouait avec des modèles réduits de trains à l’échelle de 1/87ème qui pouvaient donc s’associer (sans trop de mal) aux figurines (et maquettes d’avions, chars, camions, etc.) Airfix dont l’échelle était 1/72ème. Ce qui donnait lieu à d’intenses campagnes de guerre sur tapis de chambre, avec des trucs placés dessous afin de générer un relief montagneux. Des campagnes guerrières qui voyaient se mélanger des soldats d’époques différentes, à l’image de l’illustration ci-dessous.

201607_Cité_du_train06_souvenirs

Les figurines…

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…et les trains. L’un des « faits de guerre » de Michel M. : pour s’offrir cette grue, il avait dû piquer
un billet de 5 francs dans le porte-monnaie de sa mère afin de compléter la somme.

201607_Cité_du_train07Les entrepôts de la SNCF sont surmontés de toits à sheds. Célébrissimes depuis (au moins) les affiches des gauchistes « révolutionnaires »…

201607_Cité_du_train07b…réalisées lors de la « Révolution colorée de mai 68 » (style-genre Soft / Hard / Smart Power« ), avant que l’appellation ne devienne officielle et soit (initialement) contrôlée par les médias institutionnalisés puisque financées par l’État.

201607_Cité_du_train08La partie « campus » des lieux : des bars, des rails et du soleil, de quoi passer un bon après-midi à siroter ses mousses dans un cadre original à Paris.

201607_Cité_du_train09Belle brochette de frimeurs russes, sise au café Au Petit Montmartre.

Mais c’est ailleurs que la petite troupe souhaitera se sustenter une dernière fois, un ailleurs que les touristes devraient tous fréquenter lors de leur visite en France, tellement le « Cachet Paris » y règne : la Place des Abbesses, située à deux pas du « Bar éphémère ».

Départ pour l’Est, vendredi à 11h45
C’est donc ce vendredi qu’Elena A. et Michel M. repartent en Russie pour un séjour de plus ou moins trois semaines. Ils atterriront à Moscou, où ils seront reçus par un couple d’amis des parents de la divine brune pour deux ou trois jours, puis la (longue) route jusqu’à la Crimée débutera qui se fera dans l’automobile d’Oleg & Sveta A., comme précédemment annoncé.

Du fait de l’état général dans lequel l’Ukraine a « maintenu » la Crimée du temps de son rattachement à ce pays complètement failli, depuis, il est possible que le Wi-Fi soit un tantinet embryonnaire là-bas. Le blog risque de s’en ressentir : il faudra sans doute consulter la page Facebook de l’auteur (Mich Elm) afin de prendre des nouvelles de sa brune mie Elena A. et de lui-même.

Quoi qu’il en soit, c’est à suivre. Enfin, sauf si les tensions OTAN / Russie ne finissent pas par déclencher un conflit majeur, Ah ! Ah ! Ah !

À bientôt.

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Avant et après le match, pour une finale bien pourrie

201607_L_avant_matchIl faisait bien chaud sur l’Esplanade des Invalides en ce dimanche 10 juillet 2016, jour de la finale de l’Euro2016 de football. Michel M. ayant prévu de regarder cela en compagnie de son fiston cadet Kévin, sa brune mie et lui-même se rendirent à Paris pour « prendre la température » (justement) des millions de spectateurs avides de s’agglutiner dans leur « Fan Zone ».

201607_L_avant_match1Ça bourdonnais bien dans l’avenue du même nom, et comme en témoigne le petit film ci-dessous.

Après ce bain de foule à distance, les deux héros du bouge se quittèrent aux alentours de seize heures, chacun retournant alors chez soi et comme il se doit quand on est parvenu à atteindre cette sérénité qui est le propre des adultes matures, ces rarissimes personnes qui n’ont pas besoin d’être à la colle et sous le même toit afin de vivre pleinement l’amour qui les lie l’un et l’autre.

201607_L_avant_match2Ci-dessus, les visiteurs peuvent voir une scène d’une extrême rareté (même jamais vue en fait, car en aucun cas les deux fenêtres du salon michèlémien n’ont été ouvertes en simultané depuis les cinq années et demi que Michel M. loge dans « son » petit trois pièces cuisines parisien) : l’étouffante chaleur rendit en effet inévitable l’organisation d’un courant d’air entre la cuisine, qui donne dans la cours (Sud – Sud-Est), et le salon qui, quant à lui, donne dans la rue (Ouest – Nord-Ouest).

La soirée se déroula évidemment dans les meilleures conditions possibles et selon les goûts de ces deux-là : mousse, restaurant sino-jap, fusées et télé, c’est à dire une soirée puissamment testostéroneuse (mais aucunement onéreuse, AH ! AH ! AH !).

Enfin, de la meilleure façon possible, excepté en ce qui concerne ces footballeurs Français de malheur qui se firent manger par des Portugais, non favoris mais néanmoins meilleurs. Il n’y eût toutefois là pas de quoi s’arracher les cheveux, se défenestrer ou toute autre violence que l’on peut se faire à soi-même, lorsque le dépit envahit l’âme…

Seule gêne rencontrée lors de la soirée, les braillements de la concierge et de ses proches, au coup de sifflet final (à écouter ci-dessous). Il s’agit d’une archétypiquale famille de portugais de France, puisque Madame est concierge et que Monsieur est évidemment maçon à son compte : cela ne s’invente pas, n’est-ce pas ?

Aux alentours de minuit les hurlements cessèrent, mais le match fut bien évidemment refait en long, en large et en travers dans la cours. Seulement, Michel M. s’étant mis au lit vers minuit trente, ils s’endormit avant que ne s’achèvent les chaleureux échanges que bercèrent l’auteur, et comme savent si bien les vivre les méditerranéens, c’est à dire avec volubilité et sonorité.

Allez, vivement la Coupe du monde prochaine de dans deux ans, youpi !

 

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Un saut dans le golfe du Morbihan pour Elena A. & Michel M. 3/3

Dimanche 19 juin : Larmor Baden
201606_Morbihan25François B. et son aînée Marine font visiter leur toujours nouvelle région à ses deux hôtes. Il y a une année, la famille B. demeurait en Bresse, et c’est pour Mathilde que le déracinement fur le plus douloureux. Elle qui était habituée à vivre dans une ancienne ferme en « pleine nature », entourée d’animaux plus ou moins domestiques (veaux, vaches, chats, etc), se retrouver « coincée » dans une maison de ville récente posée sur un terrain clôturé par un grillage aura été une expérience redoutable, de celles qui forgent une personnalité et lui donne sa colorisation dépressive ou combattive !

L’endroit est tout à fait charmant, et un estaminet hautement touristique s’est bien évidemment installé juste en face du gué. Pour la petite histoire, l’île sise de l’autre côté de ce gué qui est recouvert à chaque marée, île de Berder, est devenue propriété du groupe Giboire qui envisage d’y ouvrir un hôtel de luxe : autant dire que ce havre de paix va dégager fissa pour que les rutilants 4X4 et autres berlines puissent parvenir sur l’île sans risquer ce genre de désagrément.

201606_Morbihan26Les algues sur ces rochers sont comme une chevelure de côte, quand Elena doit se battre contre la sienne qui lui balaye le visage et passe devant ses yeux du fait d’un air marin assez soutenu. Du côté de « la mer », la montée ne se fait pas à la vitesse d’un cheval au galop comme le dit la légende du Mont Saint-Michel mais, toutefois, on peut gager qu’à chaque marré haute il y a des cons qui, s’estimant plus fort que la nature, se retrouvent coincés sur l’île, AH ! AH ! AH

Rien de tel qu’une petite vidéo pour s’imprégner au mieux de l’atmosphère si bien décrite par l’auteur.

201606_Morbihan27Dernière étape avant que François B. ne dépose ses deux amis à la gare de Vannes avec cette ultime regard jeté sur le golf du Morbihan qui est en train de se remplir, éternel mouvement de la vie. Astronomique en l’occurrence, puisque c’est essentiellement la Lune qui est responsable des marées des mers et océans terrestres.

Le drame
François B. et Michel M. se quitteront moins copains qu’à l’arrivée du second, suite à une discussion sur la pédagogie Montessori qui a lieu la veille. En effet, et après que son homme lui en ai causé puisque c’est le domaine dans lequel officie professionnellement François B., Elena A. s’est plongée dans l’étude du sujet, comme à chaque fois qu’elle découvre quelque chose. Elle apprit donc que cette personne, Maria Montessori, qui se targue d’avoir créé une pédagogie très bénéfique à l’enfant, s’était débarrassé de son enfant (qu’elle avait certes eu jeune, à 16 ans) en le fichant dans une ferme. Les raisons d’un tel « abandon » sont de celles que l’on peut comprendre du fait de l’époque, de l’âge de la personne et de la position sociale de la femme au début du XXème siècle.

Cependant, Michel M. fut interloqué lorsqu’il vit son ami de trente ans se raidir lorsque Elena évoqua cette anecdote. Puis, d’un primo raidissement, l’expert montessoriste est passé à une franche vexation : « Bon. Hé bien Elena, si c’est pour parler comme ça de Montessori, je préfère qu’on change de sujet ! ». Le choc fut « violent » pour les deux invités, mais ni l’un ni l’autre ne marquèrent le coup tant était surprenante cette réaction. D’autant plus surprenante qu’elle venait d’une personne qui se montrait jusqu’alors si sûre d’elle, si fière de cette pédagogie qui est devenue sa raison de vivre.

La nuit portant conseil il était clair pour Michel M., au matin, que ce comportement s’apparentait à celui d’une personne sectaire, qui ne supporte pas qu’on la contredise sur certains sujets. Il eût été tellement plus intelligent de simplement répondre qu’en effet, cette histoire n’était guère flatteuse pour Maria Montessori, mais que nous avions tous des cadavres dans nos placards et toussa : monter sur ses grands chevaux comme le fit François B. laissa pour le reste du séjour Elena A. et Michel M. sur leurs réserves.

Rebelote le lendemain, lors d’une anodine discussion sur le comportement ô combien capricieux de Gérard D.
François B. tenait le discours selon lequel ce type n’était pas sympa et qu’il abusait des pauvres personnes chargées par production de lui être agréables. L’exemple fourni par François B. en était la preuve flagrante. En effet, voyant une belle paire de chaussures aux pieds de de son « écuyer » du moment, la star internationale française exigea d’avoir la même. L’écuyer dut se plier sur le champ au caprice ainsi exprimé, et les lui ramener au plus vite. Michel M. rétorqua illico que personne n’était obligé d’accéder à de tels caprices. François B. répondit que c’était ça ou la porte pour le pauvre abusé. « Mais, c’est à la production d’envoyer balader le Gérard D. et de couvrir son employé ; c’est donc la prod’ qui est a blâmer, pas la star » répondit Michel M., dont le ton était hélas monté un peu trop vite  (séquelle probable de cette nuit de sommeil-conseil du comportement de la veille de son ami de trente ans, mais pas que), François B. sembla étonné par la véhémence dont faisait preuve son ami. Trop tard, la crispation était bel et bien là  : « Non, c’est comme pour hier soir : quand on aborde un sujet, il faut aller au fond ! ».

Cette phrase scella la rencontre entre les deux hommes qui se terminera donc sur une note certaine d’amertume. Mais le fait est que le « gurutisme » qui pouvait fort bien expliquer cette attitude intolérante (un comble en l’occurrence !) de la part de François B., adepte absolu de cette pédagogie qui est devenue son travail à temps plein depuis tant d’années, leur était restée dans leur tête, à Elena A. et Michel M.

Qu’importe, l’amitié supporte ou ne supporte pas ce genre d’incident de parcours. Mais s’il y a une chose sûre, désormais, c’est qu’Elena A. n’a plus aucune envie de retourner chez les B. (ni en Bretagne d’ailleurs, à cause d’un climat bien trop frais à son goût). Déjà que le climat la freinait mais là, s’il lui faut en plus se cogner un gars qui ne supporte pas la contradiction, autant de pas s’y exposer, pardi ! Seulement, l’auteur aussi est échaudé. Aussi va-t-il laisser du temps au temps et, tranquillement, regarder de quoi cette relation sera faite par la suite.

En attendant, François B. est mu par un projet majeur dans son existence : il porte « à lui seul » l’ouverture d’une école Montessori dans le centre de vacances de la ville de Vannes. Après mille et unes vicissitudes, de celles qui sont encore plus inévitables dans le social et le scolaire que dans d’autres domaines professionnels, c’est à la rentrée de septembre de cette année que l’école ouvre. À cinquante balais, voilà de quoi commencer d’une très belle façon une nouvelle existence.
Et s’il fallait qu’icelle implique certains changements dans le relationnel, acquis durant les quarante neuf précédentes, ce serait peut-être un tribu inévitable à payer…

201606_Morbihan28Comme un mauvais présage, voici le ciel (Ouest-Nord-Ouest) d’Île de France qui se forma lorsqu’ils arrivèrent chez la brune mie de l’Auteur. Toutefois, Michel M. n’étant pas superstitieux (bien qu’attentif aux signes que la vie, dans son immense neutralité, envoie à qui sait les comprendre), ni n’étant dépendant des personnes qui lui sont chères (ou pas), il gardera de ce périple les impressions qui se dégagent des trois billets qu’il en aura composés : espace, paysages et océan.

201606_Morbihan99Ni plus, ni moinssss

Le voyage en Russie approche : départ le 22 juillet pour Moscou.
Dans un premier temps, quelques jours dans la capitale, notamment chez un couple d’amis des parents d’Elena A., Alexandre & Lydia R. qui possèdent (tout à fait accessoirement :-D) un appartement dans le centre de Moscou.

Lors de cette étape moscovite, Elena A. et Michel M. retrouveront Oleg & Svetlana A….

201607_SvetOlegSvetlana & Oleg A. au Sri-Lanka en janvier 2015 (extraordinaire périple narré dans le bouge).

…avec lesquels ils partiront en direction de la Crimée, véhiculé par l’automobile des deux ci-dessus.

À suivre et youpi !

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