Avant et après le match, pour une finale bien pourrie

201607_L_avant_matchIl faisait bien chaud sur l’Esplanade des Invalides en ce dimanche 10 juillet 2016, jour de la finale de l’Euro2016 de football. Michel M. ayant prévu de regarder cela en compagnie de son fiston cadet Kévin, sa brune mie et lui-même se rendirent à Paris pour « prendre la température » (justement) des millions de spectateurs avides de s’agglutiner dans leur « Fan Zone ».

201607_L_avant_match1Ça bourdonnais bien dans l’avenue du même nom, et comme en témoigne le petit film ci-dessous.

Après ce bain de foule à distance, les deux héros du bouge se quittèrent aux alentours de seize heures, chacun retournant alors chez soi et comme il se doit quand on est parvenu à atteindre cette sérénité qui est le propre des adultes matures, ces rarissimes personnes qui n’ont pas besoin d’être à la colle et sous le même toit afin de vivre pleinement l’amour qui les lie l’un et l’autre.

201607_L_avant_match2Ci-dessus, les visiteurs peuvent voir une scène d’une extrême rareté (même jamais vue en fait, car en aucun cas les deux fenêtres du salon michèlémien n’ont été ouvertes en simultané depuis les cinq années et demi que Michel M. loge dans « son » petit trois pièces cuisines parisien) : l’étouffante chaleur rendit en effet inévitable l’organisation d’un courant d’air entre la cuisine, qui donne dans la cours (Sud – Sud-Est), et le salon qui, quant à lui, donne dans la rue (Ouest – Nord-Ouest).

La soirée se déroula évidemment dans les meilleures conditions possibles et selon les goûts de ces deux-là : mousse, restaurant sino-jap, fusées et télé, c’est à dire une soirée puissamment testostéroneuse (mais aucunement onéreuse, AH ! AH ! AH !).

Enfin, de la meilleure façon possible, excepté en ce qui concerne ces footballeurs Français de malheur qui se firent manger par des Portugais, non favoris mais néanmoins meilleurs. Il n’y eût toutefois là pas de quoi s’arracher les cheveux, se défenestrer ou toute autre violence que l’on peut se faire à soi-même, lorsque le dépit envahit l’âme…

Seule gêne rencontrée lors de la soirée, les braillements de la concierge et de ses proches, au coup de sifflet final (à écouter ci-dessous). Il s’agit d’une archétypiquale famille de portugais de France, puisque Madame est concierge et que Monsieur est évidemment maçon à son compte : cela ne s’invente pas, n’est-ce pas ?

Aux alentours de minuit les hurlements cessèrent, mais le match fut bien évidemment refait en long, en large et en travers dans la cours. Seulement, Michel M. s’étant mis au lit vers minuit trente, ils s’endormit avant que ne s’achèvent les chaleureux échanges que bercèrent l’auteur, et comme savent si bien les vivre les méditerranéens, c’est à dire avec volubilité et sonorité.

Allez, vivement la Coupe du monde prochaine de dans deux ans, youpi !

 

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