Crise grecque : tout va mieux, c’est sûr, puisque l’Union européenne le dit !

La preuve en deux photos prises à quatre années et demi d’écart et qui démontrent que ÇA Y EST,  la Grèce est sortie de la crise économique (et comme l’ont trompeté les européistes à la Moscovici : https://blogs.mediapart.fr/eric-berr/blog/230818/grece-le-monde-parallele-de-pierre-moscovici) !

Alors bon, vu ce que se sont pris dans les dents les pauvres grecs (qui n’était déjà pas si riches que cela par rapport aux pays d’Europe de l’Ouest et qui ont eu à subir des honteux articles issus des médias officiels qui les accusaient d’être les rois de la magouille et de rouler en Porsche Cayenne : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-porsche-cayenne-des-grecs-104243) avec les baisses inouïes des salaires, des pensions de retraite, des allocations, des remboursements médicaux, etc., et, en simultané, des augmentations non moins énormes des charges et du prix de biens de consommations, cette « reprise » a tout d’une déclaration à la méthode Coué (https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_Cou%C3%A9).

Avril 2014, centre ville d’Athènes, un magasin aussi important que le Printemps ou le BHV de Paris est en faillite :
Octobre 2018 :
le magasin est rouvert (enfin, le rez-de-chaussée et les premier et second étages tout du moins) : preuve est faite que l’économie a redémarré et que la Grèce est sortie du rouge, hé !

Il est vrai que certaines des échoppes sinistrées en 2014 se sont rouvertes pour partie, mais un grand magasin de fringues qui s’est ouvert est-il le signe d’une économie qui s’est assainie ? Hé bien, vu les camions de récupération d’appareils électroménager et autres mini camionnettes croulant sous les cartons, vu le nombre de vielles bagnoles toujours en fonctions (Toyota Corolla des années 70, Opel Kadett sans âge et autres Vespas décatis dont un exemplaire est à voir dans le billet précédent), vu les chantiers à jamais terminés qui sont encore légions en ville, Michel M. n’a pas du tout l’impression que ce pays soit vraiment florissant hein…
Sans oublier que les grecs sont moralement meurtris, trahis qu’ils ont été par un Alexis Tsipras de malheur qui leur a fait prendre des vessies pour des lanternes et qui, une fois élu, s’est montré d’une rare saloperie envers ses tout nouveaux sinistrés heu… administrés, comme le lui a bien fait comprendre Mikis Théodorakis, pour ce que cela aura servi (https://arretsurinfo.ch/la-lettre-ouverte-de-mikis-theodorakis-a-alexis-tsipras/).

Bref, voilà bien un pays et sa population qui auront été sacrifiés sur l’autel bien sanglant de l’économie financiarisée (Michel M. ne peut toutefois pas s’empêcher de se dire que les grecs ont été bien timorés de filer leurs suffrages à un type qui ne sentait pas très bon dès le début, qui plus est après les colossaux mouvements sociaux de 2008 (https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meute_de_2008_en_Gr%C3%A8ce)).

Pour rappel :

Entre deux nuits qui espacent les séances de piquouzes, un peu de déconne

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Un chantier perpétuel

Les trottoirs grecs deviennent un véritable centre d’intérêt pour Michel M.Tant que les oliviers pousseront au milieu (voir précédent billet), les dalles se déchausseront. Mais faire et refaire, n’est-ce pas travailler ?Michel M. avait déjà vu des arbres coupés d’aussi pitoyable façon , mais c’était les manouches d’Herblay qui tronçonnaient les arbres des bosquets alentours comme bois de chauffage, donc rien d’anormal dans cette façon de faire quand on est un manouche, pardi.

Essai non concluant car cas unique de boules scellées sur un trottoir afin d’empêcher les voitures de se garer et de rendre l’accès aux grilles impossibles. Conseil aux touristes : garder les yeux vissés sur les trottoirs car ceux-ci sont de véritables dangers publiques. En particulier pour les gourgandines qui, se voulant élégantes en talons hauts, ne manqueront pas de se vautrer.Le comble du vice : une surface plane sur un trottoir grec, c’est si rare qu’il faut évidemment y planter un arbre afin d’homogénéiser toussa, hein ?!! Ça peut aussi devenir un parcours du combattant pour peu que l’on soit équipé d’une poussette ou d’un truc du même tonneau. Scène qui ne sera pas vue à Paris, ou bien alors dans les quartiers de non-droit style genre fin-fond des XVIII, XIX et XXème arrondissements. En Grèce, ça ne dérange personne. Les deux touristes-patients français ont même vu une moto garée pile-poil devant un arrêt de bus en plein centre d’Athènes, obligeant les bus à bloquer la circulation le temps que descendent et montent les passagers : deux policiers descendus d’un mini-car banalisé ne sont même pas allés flanquer un PV à ce malotru ! Et qui dit trottoir dit… Heu Michel M. s’égare !

À bientôt.

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