Ultime balade en Athènes – 2/2

Autant l’olivier est-il un arbre qui ne respecte pas du tout les règles de la vie en cité et, ce faisant, défonce allègrement les trottoirs, autant d’autres essences (bois tendre, probablement) se montrent-elles dociles face aux limites qui leur sont imparties. Manque de bol, Michel M. n’a aucun souvenir de l’essence en question, il pense cependant que celle-ci à des feuilles caduques et qu’elles fait donc partie des feuillues. Et cette séquence le confirme au vu des feuilles présentes sur ce tronc mal en point, certes, mais qui résiste très dignement face à l’agression inconnue à laquelle il doit faire face :

Sur la route du métro, après avoir quitté cette généreuse animation anti tramway, et car les promeneurs auront bel et bien dû marcher à travers la capitale grecque (mais pas une heure et demi !), en faisant quelques originales rencontres…


…jusqu’à une station du métropolitain grec (qui totalise trois lignes) et qui semble plutôt bien entretenu vu son grand âge : la visite du mont Lycabète va pouvoir se faire, quand bien même la météo ne soit pas vraiment digne d’un pays subtropical !

Plaisanterie LNAesque. Mais le fait est que les piétons ne sont VRAIMENT pas la préoccupation première des responsables des aménagements urbains (voir les trottoirs grecs que Michel M. aura utilisé comme « fil rouge » tout au long de cette narration de son voyage « acupuncturiste » en Grèce avec sa blonde mie).

Enfin, la base du but est atteinte après une dure et longue montée faite par rue, puis par un escalier sans fin qui mène à un funiculaire qui n’a rien à envier à celui de la Butte Montmartre quant à sa longueur. Sauf que celui-ci circule sous-terre du début à la fin : on peut donc s’éviter une dépense de 5 € (surtout si l’on y est venu en bagnole !) si l’on veut voir du paysage.
À savoir : la femme aux cheveux blancs est l’archétype de la femme grecque âgée. Elle ressemble d’ailleurs à l’une des grecques les plus connue au monde au millénaire dernier : Mélina Mercouri (+ ça). Soit dit en passant, il est bien regrettable de constater que la population grecque n’est pas vraiment aidée par la nature, question beauté d’une manière générale. Bah, elle a son histoire antique ainsi que l’empreinte qu’elle a imprimée à jamais sur la civilisation humaine pour compenser : ce n’est pas rien tout de même !Quoi qu’il en soit, une fois en haut de cette « Colline aux loups », le spectacle est édifiant : Athènes s’étale sous les yeux du spectateur dans une harmonie de bancs plus ou moins cassés. Le Colisée, de couleur ocre, donne l’impression d’être une île perdue dans cet océan de constructions qui ne cessent de s’étendre, une masse striée de lignes droites et perpendiculaires, comme si celles-ci étaient là pour donner un semblant d’ordre dans un chaos architectural assez remarquable.

Trône sur cette colline une chapelle sans grand intérêt historique car récente (construite courant XVIIIème siècle), mais qui est très fréquentée par des touristes venus du monde entier (parce qu’il faut bien visiter les lieux conseillés à Athènes, pardi !). D’ailleurs, et cela même par un jour venteux et frais (ce qui était le cas en l’occurrence), ceux-ci se font un devoir de déjeuner là car, et comme de bien entendu, l’endroit grouille d’estaminets, comme tout lieu touristique doté d’une vue panoramique qui se respecte.

LNA A. et Michel M. ayant vite fait le tour de la colline ainsi qu’une brève visite de la chapelle (peintures très sombres sur plâtres (de la chaux ?)), c’est bien évidement à pied qu’ils redescendent : ils en seront ravis car le paysage qui s’offre à eux est magnifique.
Florilège ci-dessous…

Vue panoramique d’Athènes :

À suivre, l’épilogue de ce périple santé en Grèce, second du genre pour Michel M., troisième pour LNA A.

 

 

 

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