Épilogue « athénien »

On peut voir que, malgré les très dures conditions de vie imposées par Hilash M. à LNA A. et Michel M., ceux-ci ne lui en ont pas tenu rigueur, puisqu’ils l’ont invité, lui et son épouse Valentina, dans ce restaurant grec qu’ils avaient découvert quatre années auparavant et qui sert sans aucun doute (sans comparaison, la raison est ignorée) les meilleurs casserli/kasserli (?) du monde.
Ce qui est d’autant plus facile à affirmer pour Michel M. que ce plat est inconnu sous cette appellation sur le net (français), alors qu’il est pourtant redoutablement bon ainsi que bel et bien présent sur la carte :

Constitué d’une sorte de brochette de viande de mouton (non servie sur une pique) fourrée par un fromage sans goût, mais dont la texture rend le met absolument moelleux à souhait, surtout qu’il est accompagné de rondelles d’oignon : il s’agit là d’une terrible perdition gustative en vérité. Bref : après cette ultime finale (avec alcool autorisée après une semaine de sevrage absolu du fait des séances d’acupuncture), le thé sera offert par les hôtes russes. Accessoirement, il est bien rare de sympathiser à ce point avec son toubib tout de même, mmhm ? Et quel fameux toubib, mazette !

Ancien sous-marinier et présent dans les eaux cubaines lors de la crise du même nom, il finira sa carrière militaire en tant que médecin chef dans un sous-marin nucléaire soviétique dont l’équipage, composé de plus 140 hommes, abritait « une ville en miniature », avec bon nombre de corps de métier aussi divers que boulanger, boucher, plombier, etc. Outre ce cursus hautement militariste, l’homme aura été formé à l’acupuncture au Népal en sus des 500 années emmagasinées par ses ancêtres (armi lesquels figure le médecin personnel de… Gengis Khan !) et sera même souvent convié au Kremlin afin de pratiquer sa médecine, entre autres célébrités soviétiques (puis russes) plus ou moins médiatiques qu’il aura eut à soigner.

Voici donc un séjour qui se termina en apothéose, n’est-ce pas ?

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Seulement tout à une fin.

Le départ fut agrémenté d’une bonne petite sensation de stress quand il apparut qu’à moins de prendre un taxi en prolongement du RER grec, jamais ils ne seraient à l’heure à l’aéroport.

Scène incongrue : alors que le train était annoncé dans une minute, cet agent s’en
est allé risquer sa vie afin de récupérer une paire de lunettes de soleil, féminines évidemment !

C’est donc en nage que Michel M. se présenta au contrôle des bagages et passagers, LNA A. ne ressentant jamais quant à elle ces désagréables moments de sudation après une marche rapide (atteindre leur porte d’embarquement leur pris une bonne quinzaine de minutes en sus en marchant vite) : ils furent donc parmi les bons derniers à monter dans leur avion…

…pour que Michel M. se retrouve à côté de cette vipère humaine, tatouée quasiment de la tête aux pieds pour ce que Michel M. en vit, et accompagnée d’une copine moins audacieuse et d’un gars, copain de la seconde, mais qui rêvait visiblement de se taper cette « sirène » bien plus accomplie que sa vulgaire copine. Ah ! Que la vie est mal faite, pour certains….

Après un vol sans encombre, c’est à Orly qu’ils atterrirent et non pas dans le terriblement détestable car Oh ! combien « racailleux » aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.
Ainsi le retour leur aura-t-il été moins démoralisant et quand bien même toute la semaine à Athènes fut-elle accompagnée d’un air frais alors qu’à Paris, la météorologie fut particulièrement estivale durant la même période.

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En ce mardi 16 octobre, la vie parisienne reprit de fort belle manière son train-train quotidien.

En premier lieu, la luminosité présente à la fenêtre du bureau de Michel M. invita à la méditation : cette journée ne fut en effet pas de trop afin de « reprendre ses marques » pour un Michel M. gonflé à bloc après ses treize séances d’acupuncture en 7 journées.

Michel M. piqué,
Michel M. malaxé,
Michel M. ventousé,
mais…

Michel M. régénéré !

Enfin, afin de clore définitivement cet intermède ressourçant, rien ne pouvait rivaliser avec les mousses du Café du Musée en compagnie de son ami de treize ans, Marc V. À cette occasion, Michel M. crut entrapercevoir les premiers effets bienfaisants de la médecine d’Hilach M. : alors qu’il avait l’habitude de siroter ses Leffe plus vite que son ombre, il se surprit à boire son baron suivi d’un demi au même rythme que ceux de son compagnon de terrasse, une première depuis toutes ces années de déconne sérieuse (https://www.youtube.com/watch?v=UfbWkVbTo00 et plus si affinité : https://www.youtube.com/user/sectisadoremrectum/videos?view=0&flow=grid&view_as=subscriber&sort=da).

À bientôt pour de nouvelles aventures.

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