Verdun : les SAR 1.0 y étaient en mai 2007 (puis y retournèrent à 2 reprises)

« Mère, voici vos fils qui se sont tant battus,
Qu’ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.
Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre
Qui les a tant perdus et qu’ils ont tant aimée. »

Charles Péguy (7/01/1873 – 5/09/1914)

En ces temps troubles d’une commémoration qui aura été entachée par la malfaisance inouïe d’une certaine communauté organisée de France (http://www.europe1.fr/politique/pour-le-vice-president-du-crif-parler-de-petain-est-presque-une-insulte-pour-les-victimes-de-39-45-3795758*), Michel M. témoigne de son périple à lui fait en ces terres terribles, il y a onze années déjà…

Bien sûr, il ne s’agit pas d’essuyer ici quelques larmes devant son écran, d’autres se chargeant d’une sublime manière (http://www.dedefensa.org/article/retour-a-verdun-1) de faire résonner le bourdon en nos âmes, hélas si souvent en cours de calcification à force de désinformation dégoulinante d’émotivité bidon, mais de rigoler un brin devant les facéties d’une bande de gars qui avaient alors, comme but essentiel dans leur existence, de déconner, certes, mais de le faire avec grand sérieux.
À noter que le fascicule dont sont extraites ces deux pages en contient 18, mais les autres ne concernent pas Verdun : ce périple était en effet inaugurale pour les SAR 1.0, puisque premier d’une longue série. Il est toutefois téléchargeable dans sa totalité ici.

La déconne annoncée cesse rapidement tant l’envoutement que génère ce lieu est inévitable. Enfin, pour toute personne dotée d’un peu de connaissance de l’histoire fondatrice de son pays, et qui aime ledit pays (on appelait cela « patriote » au siècle dernier, désormais on dit « fasciste ») au point de ne pas se contenter de faire des amalgames, de ceux dont les médias du jour en sont envahis (et comme en parle Philippe Grasset, auteur du texte ci-dessus mis en lien, lorsqu’il évoque ce plumitif du « Monde » qui, hélas, est l’archétype de ce que l’on nomme  » journaliste  » au XXIème siècle).

Deuxième périple à Verdun, en mars 2010.

Troisième périple à Verdun, en novembre 2013 : visite de l’ossuaire de Douaumont et quelques clichés des alentours du fort du même nom.

Plus de trace pour le moment (mais avec les ménages réguliers que fait Michel M. entre ses différentes boîtes à chaussures numériques***, hein…) du troisième et dernier voyage fait à Verdun en compagnie du fils cadet de Michel M., Kévin M. et de Marc V., SAR de la première heure. Ce qui est bien dommage car, outre qu’il faisait très beau ce jour-là, c’est l’Ossuaire de Douaumont qui était en vedette. Qui sait, il n’est pas exclu que Marc V. en ait gardé quelques clichés ?

À suivre…

* Ce type est sans doute issu de cette bien curieuse race d’historiens qui sont capables d’émettre une sentence aussi extraordinaire que celle-ci :

« Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz. »

(sentence signée par trente-quatre historiens (34 !). En plus des noms de L. Poliakov, de P. Vidal-Naquet et de F. Braudel se trouvaient également ceux de Philippe Ariès, Alain Besançon, Pierre Chaunu, Marc Ferro, François Furet, Jacques Julliard, Ernest Labrousse, Jacques Le Goff, Emmanuel Le Roy Ladurie, Robert Mandrou, Roland Mousnier, Madeleine Rebérioux, Maxime Rodinson, Jean-Pierre Vernant et Paul Veyne, dans « Le Monde » du 21 février 1979, p. 23).

** Une boîte à chaussures au XXIème siècle correspond à un espace utilisé sur un Disque dur externe (qui peut en contenir des dizaines de milliers !).

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