Quelques considérations sur deux films que Mich Elm a beaucoup aimés (dans sa jeunesse)

…mais, qui, au  » revisionnage  » dans la société actuelle a gêné Mich Elm aux entournures.

 » Nous irons tous paradis «  (bande annonce de deux films cités en fin de publication) est un hymne au mensonge, à la tromperie, et tout cela dans la joie et la bonne humeur. Tout le monde trompe tout le monde, et ça en a fait rigoler des millions.
Manque de bol, en 2018, il est difficile de ne pas voir les dégâts que cette permissivité, cette libéralisation des mœurs (issue en droite ligne de mai 68 qui s’était déroulé quelques années auparavant, avec son  » Il est interdit d’interdire « ) a fini par générer.
Autrefois, la morale était sauve et, dans les vaudevilles, le mari ou l’amant, voire la femme, était mauvais/mauvaise ou con/conne. Mais là, et notamment avec cette scène finale (les 3  » amis  » d’Etienne qui promettent au couple (Rochefort / Delorme) de ne rien dire de ce qu’ils savent de leur tromperie réciproque), hé bien dans cette scène finale, on est entre gens vraiment sympas et toujours dans cette bonne humeur qui signifie fondamentalement que l’important, c’est de se faire plaisir et au diable la morale (sous-entendu chrétienne, bien évidemment).

C’est du pur anglosionisme tel qu’on le voit aujourd’hui, c’est à dire qui a promu toutes les déviances sexuelles que l’on sait, l’important étant que l’individu vivent ses phantasmes CONTRE la société (prochaines étapes pédophilie et inceste, Mich Elm en est convaincu).

Déçu. Déçu pur lui, et franchement mal à l’aise pour LNA A. et lui-même, avec ces vieux films d’un cinéma français qui était alors en train d’être phagocyté par cette saloperie d’hybris/chtuzpah venu d’on sait parfaitement où.

Plus malin encore : entre  » Un éléphant ça trompe énormément «  et ce second opus, on voit parfaitement l’évolution en cours : dans la scène finale du premir des eux opus d’Yves Robert, la femme d’Etienne pleure davoir été évidemment trompée, certes, mais en rigolant de voir à la téloche son mari si ridicule en haut de cet immeuble. Dans la scène finale de  » On ira tous au paradis « , tout le monde est complice de tout le monde, sauf les deux qui baisent ailleurs sans que l’un et l’autre ne le sachent, et qui est le ressort de TOUS les vaudevilles, bien que ceux-ci se terminaient « sauvant la morale ».

Et Mich Elm se souvient alors des commentaires de ma mère devant ces films, qu’il voyaient en famille avec ses sœurs :  » C’est parfaitement immoral « , le ton de la comédie rendant toutefois la chose acceptable. Mais cela n’était pas la norme, contrairement à maintenant où c’est le mec droit et fidèle qui est systématiquement pris pour un con, car ringard, donc réac, donc faschiste, donc antisémite, etc.

Ah ! Qu’il est donc passionnant de réfléchir à toutes ces choses de l’existence !

 

   Envoyer l'article en PDF   

Laisser un commentaire