Quelques jours en Allemagne : sur la route d’Hambourg

Le problème est devenu rédhibitoire car, en plus de s’emmerder avec l’éditeur de texte fe Worpress, Mich Elm tente de rédiger cette publication à partir de son téléphotophone !

Ces contrariérté sont bien dommageable car l’aventure a pris une tournure « cataclysmique » hier en début d’après-midi, avec une bonne vieille crevaison qui s’est produite sur l’autoroute 1, à 200 kilomètres de leur destination, suite à un carambolage qui venait de se produire. Mich Elm a bien tenté d’éviter les morceaux de bagnoles qui trainaient sur la chaussée, mais pas suffisamment.

Ce qui est dommageable, pour le coup, c’est qu’à partir de son mobile, il lui est impossible de télécharger une grappe de photos ! Aussi, comme de les envoyer une par une dans sa boîte à chaussure WordPress devient rapidement lourd de chez bien lesté, il va s’arrêter à l’incident ci-dessus narré.

Mich Elm disposait de presque tous les éléments nécessaires afin de réaliser la réparation. Un cric, le tournevis pour décrocher la roue de secours, la roue elle-même équipée d’un pneu a priori bien gonflé et en excellent état puisque n’ayant jamais servi, etc.
Seulement voilà : la clef pour dévisser les ecrous de roue n’était pas adaptée, dites donc ! Comment un truc pareil est-il possible ? Mystère et boule de graisse (y’en avait plein sur la roue de secours qui se trouve sous le chassis, après le second essieu et à l’air libre, donc couverte de toutes les saletés accumulées à force de routes empruntées depuis toutes ces années, 15 en l’occurrence), mais toujours est-il que l’affaire se complique singulièrement.
Le triangle, le cric et la roue, mais pas de clef adaptée : il faut joindre l’assurance. C’est chose faite très rapidement à Paris. Du fait que cette crevaison est arrivée suite à un accident, le coût du dépannage est pris en charge (enfin, c’est sûr la bonne foi de Mich Elm, car la caméra embarquée par LNA A. a bousillé LA vidéo en question, dans le cas où l’assurance reviendrait sur sa décision).
Donc Paris se charge de contacter un correspondant en Allemagne.
Mich Elm ne disposant que d’un gilet orange, il ne put pas soutenir moralement « l’acte VI » de la révolution des Gilets jaunes : au moins se fit-il bien voir sur la bande d’arrêt d’urgence.

Le temps leur parut long, très long avant qu’un appel du correspondant allemand n’intervienne, puis avant que la dépanneuse ne se pointe. Les deux « accidentés » sont restés plus ou moins une heure et demi à attendre sur le bord d’une autoroute, très empruntée en ce samedi 22 décembre, puisque la crevaison intervint à 14h et que la nuit tombe lorsque, Sven, le sauveur, se pointe comme en témoigne le cliché ci-dessous. En France, on dit que l’espérance de vie sur une bande d’arrêt d’urgence est de vingt minutes…
Arrivée de Sven.
Il se radine avec son cric, d’une toute autre facture que celui « offert » par Citroën en juillet 2003. Mais il s’aperçoit que la roue de secours n’est d’aucune utilité car celle qui sont montées sur le Picasso sont équipée d’une jante en métal, ce qui n’est pas le cas de la cinquième roue du carosse ! Il lui faut donc réparer la roue crevée, ce qu’il fait en deux coups de cuillère à pot. D’abord en repérant le trou dans le pneu puis en agrandissant celui-ci (ce qui a fait gicler un peu de la mousse avec laquelle que Mich Elm avait cru pouvoir réparer provisoirement toussa, mais ladite mousse devait être trop vieille car cela avait lamentablement échoué). Enfin, Sven utilise une tige faite d’un matériau inconnu de Mich Elm et d’LNA A., et qu’il enfonce bien profondément dans le trou préalablement agrandi. Avec un cutter, il tranche ce qui dépasse.
Dernière étape de la réparation « sur le pouce » et sur la bande d’arrêt d’urgence (ce qui est interdit, mais vu qu’il avait déjà récupéré une voiture sur le plateau de son camion, il ne pouvait pas faire autrement) : mettre la pression dans le pneu.
Une fois la roue fixée sur l’essieu, les deux véhicules sortent de l’autoroute (non payante, tout comme en Belgique : pourquoi le sont-elles en France, et cela bien avant qu’elles aient été privatisées par ce beau parleur de Dominique de Villepin ?) et s’arrêtent à une station d’essence sise à moins d’un kilomètre de l’arrêt de Mich Elm (!) où Sven peaufinera le gonflage (une pression de 2.3 bar est recommandée).
Les papiers du dépannage sont enfin remplis et il est 17 heures lorsque tout rentre dans l’ordre. Avant de les quitter, Sven leur recommande de vérifier la pression du pneu après une centaine de kilomètres.

Les deux français étaient supposés arriver vers 15h40 selon le GPS : ils leur restent encore plus de deux heures de route !
C’est donc aux alentours de 20heures qu’ils parviendront chez les amis d’LNA A, Mikhaël et LNA (probablement le prénom féminin le plus porté par les femmes russes).

Misha, LNA (fille) et Tatiana (épouse).
Au fond et à la guitare (inévitable chez mes russes et comme précedemment vu sur ce blog) Dima (Dmitry) un sybérien prospecteur de pétrole, et demi-frère de Misha / Mikhaël.

La suite aurait du être constituée d’une galerie mais avec ce satané téléchargement de photos à l’unité, ça attendra le retour en France.

Demain, après l’achat de deux pneux à la première heure, ce sera l’entame du retour vers Paris mais avec un arrêt pour la nuit dans la ville de Düsseldorf.

À bientôt.

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