L’acte IV des Gilets jaunes, Samedi 8 décembre 2018

Michel M. et sa blonde mie se trouvaient sur place lorsque le café Starbuck de la rue Franklin D. Roosevelt a eu ses vitrines défoncées par UN seul gars.

Tous deux ont déguerpi vers le rond-point des Champ-Élysées : pas un chat, juste les rangs de CRS, camions et hommes. Une terrible impression d’être coincés dans la nasse. D’être dans l’œil du cyclone.
Ils ont dû rebrousser chemin devant l’idée de la bagarre à venir à laquelle ils n’étaient pas du tout prêts, en reprenant l’avenue Franklin Roosevelt car aucune autre issue n’était possible.
Il ne fallait pas croiser le regard de certains, aux yeux rougis par les lacrymos et / ou par la défonce. Michel M. a vu se constituer la barricade sur l’avenue et le début de sa mise à feu.

Ils ont ont ensuite stationné sur le croisement de l’avenue Franklin et du Faubourg St Honoré. Les CRS y étaient positionnés, et il faut l’avouer, après la violence qui rend fébrile, qui file la chamade, c’était rassurant de voir ces gars qui ne jouaient pas de leur lacrymo !
Une fois que les CRS sont partis vers le rond-point des Champs-Élysées, les pilleurs sont arrivés et le Starbusk a été vidé de ce qui restait de la précédente razzia.

Le retour par la place Malesherbes a donné l’impression que rien n’était fini…

Quatrième samedi, l’impression tenace que c’est le plus costaud : on verra bien ce que les médias en diront, hein…

   Envoyer l'article en PDF